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Les épopées quotidiennes de notre analyste de données

Une photo d'Audrey sur fond rouge

En plus de notre plateforme et des articles qu’elle dissémine, Érudit est une infrastructure numérique dont la vaste gamme de services contribue à soutenir la publication savante ouverte au Canada. Mais qu’est-ce que ça signifie, concrètement ?

Nous entamons le mois de mai, ce qui signifie qu’une nouvelle édition de « L’équipe derrière Érudit » voit le jour. Cette série vise à présenter quelques-un·e·s des membres qui composent notre organisation et le travail que ces personnes mènent au quotidien. Ce mois-ci, apprenez à connaître Audrey Larivière, notre souriante analyste de données !

Comment décrirais-tu ton rôle chez Érudit ?

Mon rôle chez Érudit consiste à m’assurer que les données soient consignées et structurées de manière à optimiser la repérabilité et l’accessibilité des articles diffusés. Je coordonne les changements apportés à la structure des données dans nos différents outils.

Si on posait la question à mes collègues, il y aurait fort à parier que la réponse : « rire fort, souvent » reviendrait beaucoup, mais ça, c’est une autre histoire…

À quoi ressemble ta journée-type au travail ?

J’entretiens mon obsession pour les tickets : j’ouvre des tickets, je demande à des collègues d’ouvrir des tickets, je décris des tickets, j’assigne des tickets, je commente des tickets, j’accomplis le travail demandé dans les tickets, je fais des demandes de fusion pour fermer des tickets, je ferme des tickets…

Qu’est-ce qu’un ticket ? C’est un élément de travail. On peut diviser un ticket en tâches pour fractionner le travail à accomplir.  On peut également regrouper plusieurs tickets sous forme d’épopée (rien de moins !) pour créer en ensemble de travail cohérent dans le cadre d’un projet par exemple.

Bref, j’organise le travail pour, d’une part, pouvoir l’accomplir plus efficacement et, d’autre part, garder l’information sur l’état des travaux à jour pour que quiconque dans l’équipe d’Érudit puisse en consulter l’avancement.

J’écris aussi évidemment quelques lignes de code. Dans l’équipe d’infrastructure technologique, tout travail de développement est révisé par au moins une personne avant d’être fusionné à l’ensemble du code existant par un exercice appelé revue de code. Cette pratique nous permet de repérer les erreurs et maladresses pour ainsi les corriger avant de les déployer en production. De plus, elle nous pousse à prendre connaissance de l’évolution de nos travaux, ce qui nous rend plus efficaces lorsque nous devons intervenir éventuellement.

Quel projet auquel tu as contribué récemment te rend particulièrement fière ?

Comme on souhaite enrichir les articles que l’on diffuse de nouvelles métadonnées, on tend à augmenter la fréquence des mises à jour de notre schéma XML Érudit Article. J’ai mis en place un processus de travail, de l’analyse à la publication du schéma, afin de fluidifier les modifications et de repérer les éventuels problèmes le plus tôt possible. On améliore nos méthodes en apprenant de chaque changement.

Quel a été ton parcours avant d’arriver ici ?

J’ai d’abord fait un baccalauréat par cumul avec des programmes en archivistique, en gestion de l’information numérique et en sciences cognitives avant de poursuivre à la maîtrise en sciences de l’information. Ensuite, j’ai travaillé avec des chaînes de traitement de données majoritairement en XML dans une entreprise privée. Cet emploi dans le domaine m’a entraînée vers un baccalauréat en informatique et génie logiciel. En terminant ce parcours, j’ai travaillé comme bibliothécaire universitaire en projets numériques pendant un an avant de joindre Érudit en 2022. J’y retrouve ce qui me tient à cœur : les données, l’informatique, la collaboration et le souci des utilisateur·trice·s.

Avant de nous quitter, peux-tu recommander un ou deux articles issus de notre plateforme et avec lesquels tu résonnes particulièrement ?

Je suis fascinée par le timbre sonore qui constitue essentiellement ce qui caractérise un son et qui n’est pas défini par une autre caractéristique spécifique. Je suggère « La notation du timbre instrumental : noter la cause ou l’effet dans le rapport geste-son » de Caroline Traube, professeure à la Faculté de musique de l’Université de Montréal qui a à la fois une formation d’ingénieure et de musicienne. J’ai eu la chance de bénéficier de cette interdisciplinarité dans son enseignement.

Je retiens aussi « Vers une classification des timbres instrumentaux pour l’analyse et la création » de Victor Cordero et Kit Soden pour satisfaire la bibliothécaire en moi qui trouve de nouveaux éléments à classifier.