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Rester à flot dans le monde changeant de la recherche

Photo de Simon van Bellen sur fond rouge.

En plus de notre plateforme et des articles qu’elle dissémine, Érudit est une infrastructure numérique dont la vaste gamme de services contribue à soutenir la publication savante ouverte au Canada. Mais qu’est-ce que ça signifie, concrètement ?

Notre série « L’équipe derrière Érudit » se poursuit. Celle-ci vise à présenter quelques-un·e·s des membres qui composent notre organisation et le travail que ces personnes mènent au quotidien. Ce mois-ci, veuillez accueillir chaleureusement Simon van Bellen, notre conseiller principal à la recherche !

En quelques lignes, comment décrirais-tu ton rôle chez Érudit ?

Mon rôle vise essentiellement à soutenir la recherche menée par nos communautés. Pour ça, j’assure la disponibilité des données et je reste à l’affût des tendances de recherche émergentes. Aussi, j’accompagne les équipes d’Érudit au sujet de toutes questions liées aux (méta)données, à l’indexation des contenus et au rayonnement des revues que nous diffusons. Finalement, j’élabore des projets de recherche à l’interne, avec les autres membres de l’équipe de recherche ou en impliquant des chercheur·euse·s externes.

Pourrais-tu nous décrire une journée-type chez Érudit ?

Le matin, je réponds à un courriel d’une chercheuse intéressée à accéder à nos données. Ensuite, je discute avec Véronique, notre spécialiste en mobilisation des connaissances, d’un article de vulgarisation qu’on veut écrire ensemble. S’ensuit une rencontre avec l’équipe des revues pour qu’on précise les critères auxquels doivent répondre les publications qui veulent s’intégrer à la plateforme. En après-midi, c’est la rencontre hebdomadaire avec l’équipe de recherche pendant laquelle nous discutons des projets en cours et à venir. Je finis ma journée en me plongeant dans la base de données OpenAlex pour avancer un projet de recherche sur l’état du libre accès au Canada. De plus, j’assiste régulièrement à des conférences et je me renseigne au sujet de l’évaluation de la recherche, le développement de l’IA, le multilinguisme dans la publication et une foule d’autres sujets. Bref, les activités sont très variées.

Je suis aussi un grand amateur de café, donc je sors ma cafetière Aeropress au moins deux fois pendant la journée !

Pictogrammes d'une tasse de café, de grains de café et d'un histogramme.

Quel projet auquel tu as contribué récemment te rend particulièrement fier ?

J’ai été surpris par l’intérêt qu’a suscité le répertoire de revues savantes canadiennes que j’ai commencé à monter, et que j’ai complété avec des membres de l’équipe. Ce répertoire — qui compte plus de 1000 revues et qui a été construit à partir d’autres études (vive les données ouvertes !) — décrit des aspects clé des revues : les années de création, les présences de libre accès, les langues, les types de licences, les disciplines, etc. Il a entre autres été utilisé par des bibliothécaires afin de mieux documenter les revues d’intérêt pour leurs chercheur.e.s.

Quel a été ton parcours avant d’arriver chez Érudit ?

J’ai complété une maîtrise en bibliothéconomie et sciences de l’information à l’Université de Montréal en 2020. J’ai aussi une maîtrise en géographie physique de l’Université d’Utrecht (aux Pays-Bas, dont je suis originaire) et un doctorat en sciences de l’environnement de l’UQAM (2011). J’étudiais alors l’écologie et la dynamique du carbone dans les tourbières boréales, c’est assez loin de mes activités chez Érudit ! Mais je me sers encore, pendant mes activités de recherche, des compétences en statistiques et en visualisation des données que j’y ai acquises.

Avant de nous quitter, peux-tu nous recommander un article disponible sur notre plateforme et qui t’a particulièrement marqué ? 

J’aime bien l’article « La traduction en sciences humaines et sociales au Canada. Dynamiques générales et impacts du PAES », signé par Jean-Philippe Warren dans Recherches sociographiques (2018). Je retiens de cet article que la pertinence de la traduction des articles en sciences humaines et sociales dépend de plusieurs facteurs, dont le niveau d’intégration de différentes communautés (linguistiques) de recherche. Puisque les questions autour de la traduction et du multilinguisme sont très actuelles chez Érudit, c’est un bel exemple d’un article que nous diffusons qui peut nous orienter nous-même en tant qu’organisation.