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375e anniversaire de Montréal – 1/2

On retrouve sur Érudit une sélection impressionnante d’articles sur Montréal, toujours stimulante pour les chercheurs. Afin de célébrer le 375ème anniversaire de la métropole, nous avons sorti de nos archives une série d’articles qui mettent de l’avant différents aspects de la ville allant de ses multiples quartiers à ses plats traditionnels.

La liste sera dévoilée en deux volets sur le blogue et de façon hebdomadaire sur nos réseaux sociaux. Suivez-nous sur Facebook et Twitter pour découvrir les prochains articles!

1
Châtelaine à Expo 67 : Chronique de la modernité

Toutes les expositions universelles ont été l’occasion de mettre le monde à jour ; Expo 67 a joué son rôle donnant l’occasion au Québec de se valoriser et de se comparer. Le magazine Châtelaine s’est voulu complice de la vision nouvelle de soi et des autres, ce qui servait bien sa mission. Les six mois pendant lesquels plus de 50 millions de visiteurs ont déambulé à Expo 67 se sont avérés un moment favorable aux changements dans la vie quotidienne des Québécois et plus particulièrement des Québécoises. Nous proposons d’examiner de plus près Châtelaine durant cette période en nous attardant à l’année de l’exposition universelle et internationale de 1967, couramment nommée Expo 67. À cette époque, on assiste à un bouleversement des idées reçues, à l’intrusion de modes au quotidien et, par conséquent, à l’apparition de nouveaux genres de vie. La notion de modernité s’impose comme une nécessité qui s’inscrit dans un processus de mise à distance des habitus et des coutumes et par l’absorption de modèles internationaux. La modernité s’affiche comme libératrice du poids du temps, signifie le nouveau et donne préséance à l’individuel. Les magazines comme Châtelaine contribuent à l’éducation continue de leur lectorat. Durant la période de transition que sont les années 1960, les changements proposés s’inscrivent dans l’esprit de la Révolution tranquille, en quête de modernité et d’une ouverture explicite au monde.

Par Jocelyne Mathieu
Les Cahiers des dix, Numéro 63, 2009, p. 257–278

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2
Le Mile-End comme synthèse d’une montréalité en devenir

La métropole montréalaise présente une dynamique sociale spécifique ne correspondant pas aux modèles occidentaux connus. Maelström culturel postmoderne, les références identitaires y sont multiples. Le quartier Mile-End, situé au coeur de l’île, synthétise et symbolise mieux que tout autre ce caractère pluriel et hybride. Ici, il faut comprendre le terme hybridité, à la suite de Sherry Simon, comme une marque positive et non au sens péjoratif qu’il a pu avoir autrefois. Le présent article propose donc une réflexion sur ce quartier ainsi que sur le sens et la portée de la notion d’hybridité culturelle, et ce à partir de nos observations du quotidien. Nous proposerons de concevoir cette particularité du Mile-End comme la synthèse d’une montréalité en devenir.

Par Ignace Olazabal
Les Cahiers du Gres, Volume 6, Numéro 2, hiver, 2006, p. 7–16

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3
L’ancien square Dominion à Montréal : un parcours d’art et d’histoire

En 1795, suivant l’interdiction d’inhumer des corps à l’intérieur de la ville fortifiée, la fabrique Notre-Dame-de-Montréal achète un terrain à l’endroit où se trouvent aujourd’hui le square Dorchester et la place du Canada. La fabrique y enterre ses morts jusqu’à l’aménagement d’un autre cimetière sur la Côte-des-Neiges en 1854. Pendant la translation des corps, les craintes d’une épidémie de choléra forcent l’arrêt des exhumations. Depuis 1871, dix mille sépultures demeurent en sous-sol des lieux. Invoquant des raisons de santé publique et d’embellissement, les élus décident d’y aménager un lieu public, le square Dominion, en hommage à la jeune confédération du Canada, fondée en 1867.

Par Diane Joly
Histoire Québec, Volume 22, Numéro 4, 2017, p. 5–8
Un parcours d’art et d’histoire

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4
Montréal vernaculaire/Montréal spectaculaire : dialectique de l’imaginaire urbain

Dans l’histoire récente de Montréal, et au travers particulièrement de l’exemple du divertissement nocturne du Faubourg Saint-Laurent, on voit se manifester des tensions, des rapprochements et des échanges entre un spectacle d’ordre vernaculaire et une série d’événements et de développements spectaculaires dans une suite de logiques où des revirements se produisent au gré des conjonctures politiques et économiques. Cet article suggère que le renouvellement constant de l’imaginaire urbain dans ses virtualités dialectiques donne ainsi corps aux formes symboliques dominantes d’un moment, formes qui interpellent à la fois habitants, investisseurs et touristes. Les pôles opposés de l’imaginaire, que sont le vernaculaire et le spectaculaire, ne peuvent jamais faire abstraction l’un de l’autre, et se convoquent toujours dans le cours de leurs transformations mutuelles. Les villes sont au coeur d’une dynamique globale de compétition interurbaine, cherchant de plus en plus à se distinguer symboliquement les unes des autres. Dans cette perspective, une compréhension des processus de spectacularisation mis en relation à même la constitution de l’imaginaire urbain est d’autant plus pertinente qu’elle participe à la compréhension de la formation et de la transformation d’une idiosyncrasie locale, mais participe aussi à la compréhension de la spécificité des interventions pour le repositionnement économique, politique et culturel de la ville dans le monde.

Par Anouk Bélanger
Sociologie et sociétés, Volume 37, Numéro 1, Printemps, 2005, p. 13–34
Le spectacle des villes

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5
Montreal-Style Smoked Meat

An interview with Eiran Harris conducted by Lara Rabinovitch, with the cooperation of the Jewish Public Library Archives of Montreal.

Par Eiran Harris
Revue Cuizine, Volume 1, Numéro 2, 2009

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